12 astuces pour une séance de dédicaces réussie

La date fatidique approche. Bientôt, vous serez derrière votre table à signer les exemplaires de votre livre à un public désireux de découvrir votre univers.

Afin de réussir au mieux ce moment de rencontre et d’échange avec votre — futur — lectorat, je vous propose douze astuces pour préparer votre séance de dédicaces efficacement. Liste testée et approuvée par votre écrivaine !

Les préparatifs

1) Choisir un environnement familier

Le premier conseil que je peux vous donner, qui m’a aidée à aborder ma première séance de dédicaces sereinement, c’est de choisir un endroit familier : votre librairie préférée, la médiathèque que vous fréquentez, le Salon du livre dont vous ne manquez aucune édition…

L’objectif d’une séance de dédicaces est de passer un moment agréable avec votre lectorat, alors autant le faire dans un contexte où vous vous sentirez à l’aise.

2) Fournir des documents pour promouvoir l’événement

Pensez à fournir des éléments qui permettront d’annoncer votre venue : un portrait de qualité, une brève autobiographie, une description de votre livre et sa couverture. Cela permettra au lieu qui vous accueille d’avoir toutes les informations nécessaires pour vous promouvoir.

De votre côté, n’oubliez pas de communiquer sur l’événement auprès de vos proches et sur les réseaux sociaux. Vous pouvez également discuter d’une publication dans la presse avec votre lieu d’accueil. À vous de décider qui se charge de contacter la rédaction.

3) Faire le point sur son stock (lorsque vous devez apporter vos propres exemplaires)

Cela peut sembler évident, mais n’oubliez pas de vérifier votre stock d’exemplaires, d’anticiper les possibles ventes d’ici la rencontre et de passer commande dans les temps si jamais vous avez besoin d’un réassort.

N’hésitez pas à vous renseigner pour savoir les ventes moyennes effectuées lors de précédentes dédicaces afin d’avoir un aperçu de la quantité de livres dont vous avez besoin. Dans le doute, prévoyez le double !

4) Préparer son matériel

On pourrait croire qu’il suffit d’un stylo pour signer un livre. Eh bien non ! Il faut LE stylo. Si possible, en double. Je vous invite à vérifier plusieurs points : votre écriture est fluide, il ne traverse pas le papier, il n’est pas en fin de vie, il sèche rapidement et ne bave pas.

À vous qui, comme moi, écrivez de la main gauche, ce point est primordial. Vous n’avez pas envie de laisser des traces d’encre sur toute la page, si ?

Autre matériel à prévoir :

  • des feuilles de brouillons — qui pourront éventuellement servir de buvard ;
  • un chevalet pour mettre votre livre en valeur ;
  • un petit carnet pour prendre des notes et suivre vos ventes ;
  • une nappe et des éléments de décorations ;
  • des cartes de visite ;
  • un tampon pour vos dédicaces (j’ai fait le mien chez La Pirate, une entreprise française rapide et qualitative) ;
  • une bouteille d’eau, un encas et un pull.

5) Noter des exemples de dédicaces à personnaliser durant la rencontre

Ce point-là semble être le sujet tabou d’Internet ! Je n’avais jamais fait de dédicaces de ma vie avant la sortie de mon premier livre – logique -, j’ai donc arpenté Internet pour essayer de trouver des modèles de phrases. Hormis quelques photos, je n’ai trouvé aucune liste toute faite, seulement des conseils. Alors oui, les conseils c’est très bien, mais parfois, on a juste parfois d’exemples.

J’ai donc composé ma propre liste en m’inspirant de ce que j’avais dans ma bibliothèque et de ce que j’ai pu trouver sur Internet, avant tout dans les recherches d’image. On y trouve de tout. Ça va du pavé qui remplit la page, au simple “Pour Machin, amicalement, Bidule”, en passant par les jeux de mots avec le titre de l’ouvrage.

Si comme moi, vous stressez à l’idée d’avoir le syndrome de la page blanche en pleine séance de dédicaces, faites-vous une petite liste à poser discrètement sur votre table et à adapter selon les discussions que vous avez.

Et si vous cherchez une liste toute faite, c’est par ici :
« Dédicacer son livre : douze modèles à personnaliser« 

6) S’entraîner à pitcher son livre

Ah, le fameux pitch ! Eh oui, il va falloir présenter votre livre, vendre du rêve – et surtout vendre votre livre. Pour ça, il faut donc préparer une brève présentation orale – un pitch – de votre ouvrage. L’idée est de présenter les personnages, l’univers et le thème de votre récit, d’introduire les raisons qui poussent vos personnages à l’action et ce que ce passage à l’acte va impliquer pour eux, sans pour autant révéler toute l’intrigue ni la fin. Faites court, allez à l’essentiel et laissez la possibilité au public présent de vous poser des questions.

Entraînez-vous à le dire à l’oral afin de gagner en fluidité, demandez l’avis de vos proches et faites vous confiance.

Le jour J, ce n’est pas grave si vous bafouilliez, perdez le fil, vous emmêlez les pinceaux. Ma technique quand cela m’arrive ? J’arrête de parler, je respire un grand coup et je lance, tout sourire : “Piouf, excusez-moi, je reprends !” Et si vraiment, ça ne veut pas, je change d’angle et j’invite les personnes à me poser des questions.

7) Trouver sa signature d’artiste

Qui dit dédicaces, dit signature. Et je ne sais pas vous, mais moi, j’ai créé une signature que je réserve à mes activités artistiques. Pourquoi ? Pour éviter de diffuser la signature qui me permet de ratifier mes documents professionnels et comptables à tout bout de champ.

J’ai passé du temps à réfléchir à ce signe et surtout, à m’entraîner à le faire sans trop de ratures. Ça n’a pas été une partie de plaisir. Je me suis beaucoup entraînée, mais ça y est, je les maîtrise, ces nombreuses courbes qui forment mes initiales. J’ai une pile de feuilles de brouillon comme témoins !

8) Faire le point sur les moyens de paiement acceptés

Vous pouvez utiliser de nombreux moyens de paiement pour vendre vos livres. Ce qui était à une époque le plus simple, chèque et espèces, n’est plus vraiment à la page. Le paiement en espèces reste utilisé, le mieux est donc de prévoir de la monnaie. Attention, vous pouvez rapidement vous retrouver à court, demandez l’appoint le plus souvent possible.

Quant au chèque, il est de moins en moins utilisé et implique trois choses : d’aller le déposer en banque, d’être chez une banque qui permet le dépôt de chèque et de faire confiance à l’acheteur ou l’acheteuse (la personne ne peut pas faire opposition sur un chèque signé, mais ce chèque peut être sans provision).

Parmi les autres moyens de paiement, il y a la carte bancaire (à condition d’avoir un terminal de paiement, ce qui implique donc des frais), le paiement par application (qui nécessite d’avoir un compte et parfois de payer des frais) ou grâce à votre RIB (qui demande de faire confiance et nécessite beaucoup d’étapes).

Pour l’instant, je reste au plus simple : espèces et selon les cas de figure, chèques. Je vais tout de même me pencher sur la question du terminal de paiement pour les prochaines fois.

9) Rédiger une liste récapitulatives des choses à faire et ne pas attendre la dernière minute pour se préparer

Pour se rassurer et s’assurer de n’avoir rien oublié, il est toujours intéressant de dresser une liste regroupant les choses à faire, celles à préparer et celles à amener. L’idéal, c’est que l’ensemble des points de cette liste soit coché au plus tard la veille de l’événement, dès le matin. Ainsi, si gros oubli ou idée de dernière minute, il reste encore toute une après-midi pour courir partout.

Le jour J

10) Sourire, se montrer disponible et discuter avec le public

Le grand jour est arrivé, vous êtes installé·e à votre table, vos décorations sont en place, vos livres empilés, vos stylos préparés, vous n’avez plus qu’à signer !

Pour attirer les visiteurs et visiteuses sur votre stand et engager la conversation, plusieurs conseils : souriez – de manière naturelle si possible-, saluez les personnes qui passent à proximité, montrez-vous disponible – on oublie le téléphone ou le bouquin pour passer le temps – et lorsqu’une personne s’arrête à votre stand, engagez la conversation.

Vous pouvez préparer une petite phrase d’accroche si vous le souhaitez ou tout simplement dire bonjour et l’informer que vous êtes là pour répondre à ses questions.

11) Faire valider l’orthographe de chaque prénom

Combien de fois a-t-on écorché votre prénom ? Si vous me répondez zéro, vous avez vraiment de la chance ! Vous n’imaginez pas comme il peut être déplaisant de voir que la personne en face de nous a mal orthographié son propre prénom – eh oui, même avec un prénom aussi basique que Anne, cela m’est déjà arrivé et je vous laisse imaginer la graphie à laquelle j’ai eu le droit.

Pour éviter de peiner qui que ce soit, je vous conseille :

  • de demander le prénom de la personne ;
  • de lui faire épeler ;
  • de le noter sur une feuille à part ;
  • de lui faire valider avant de passer à la dédicace.

12) Ne pas se mettre la pression

Permettez-moi, pour terminer, de vous apprendre un fait important : vous n’êtes pas infaillible. Oui, il va y avoir des oublis, oui, il y aura des points à améliorer, oui, vous allez faire des erreurs, laisser des coquilles dans vos dédicaces, faire une signature horrible, oubliez de sourire.

Vous savez quoi ? Ce n’est pas grave. Le plus important, c’est que vous êtes là. Profitez, amusez-vous, tissez des liens et surtout, n’oubliez pas de vous féliciter !